L’informatique est une composante essentielle du métier de e-commerçant.
J’ai l’habitude de dire que si l’informatique ne fait pas réussir un projet e-commerce, elle peut le faire échouer.
La première question que se pose un e-commerçant est souvent : quel outil choisir pour développer mon business ?
C’est souvent son premier défi aussi. La démarche classique est de choisir un partenaire qui va intégrer l’outil e-commerce qu’il recommande pour son projet. Le e-marchand lance donc un appel d’offres et rencontre les différentes sociétés sollicitées afin qu’elles présentent la solution qu’elles savent intégrer . Si la démarche est aujourd’hui bien connue, il me semble que sa mise en oeuvre s’avère bien compliquée.
Pourquoi est-ce si difficile ?
En premier lieu, je pense qu’il y a un phénomène de mode qui fait que dans toute réponse, il paraît impensable de ne pas utiliser le mot magique « MAGENTO » . Pour ma part, même si cet outil présentent un certains nombres de qualité, il me semble qu’il n’est pas compatible avec tous les projets et encore moins avec toutes les bourses.
Ensuite, un phénomène qui m’inquiète plus encore : j’ai l’impression que tout le monde prétend savoir tout faire !
Les sociétés que rencontrent mes clients lors de leur appel d’offres sont toutes des spécialistes de l’ergonomie, partenaire privilégié de Magento, certifiée « Google adwords » et expertes en référencement naturel.
En gros, c’est un peu comme si je confiais la réalisation de ma maison à un maçon : certes il y a de fortes chances qu’elle tienne debout mais il ne faudrait sans doute pas être étonné d’avoir sous peu des problèmes avec l’électricité, la plomberie ou la toiture !
Je comprends la tentation d’un e-commerçant de n’avoir qu’un interlocuteur sur un sujet qui n’est pas , à ses yeux, son coeur de métier. Mais franchement, vous ne le feriez pas pour votre maison ? Alors ne le faîtes pas non plus pour l’outil qui va structurer votre business !
Je trouve la comparaison maçon et SSII un peu rapide et cet angle de vue relativement réducteur : Si un maçon n’a pas forcément de compétences approfondies en plomberie et en électricité, une ssii peut apporter bien plus que de la simple intégration produits, au travers de compétences supplémentaires et complémentaires débordant la simple informatique technique : compétences fonctionnelles sur un domaine d’activité de l’entreprise (finance, logistique, e-commerce !!, etc… ), compétence en gestion de projet, en organisation, conseil, assistance à maitrise d’ouvrage, etc.
En effet, de part les caractéristiques même de son métier –le service- et parce que l’informatique touche d’une façon ou d’une autre tous les secteurs et toutes les formes d’activités, une ssii est confrontée à de nombreuses problématiques clients, et à une multitude de contextes, dans des secteurs qui peuvent être très différents (une usine métallurgique n’a rien à voir avec une entreprise de restauration scolaire).
D’autre part, sans prétendre savoir TOUT faire, une ssii se doit avant tout de répondre aux besoins de ses clients et d’apporter des réponses appropriées aux questions soulevées. Et pour cela d’explorer un maximum de sujets plus ou moins proches de l’informatique technique, mais intimement liés à ses composantes ou aux problématiques engendrées (et là je reprendrai l’exemple de l’ergonomie ou du référencement, qui sont intimement liés à la mise en place d’un site web).
Donc, sans prétendre savoir TOUT faire, et sans être des spécialistes pointus de certains sujets, nous autres ssii, avons quand même suffisamment de recul et d’expérience pour conseiller nos clients sur les « bases » à mettre en place afin d’avoir un système d’information de qualité (ainsi le maçon aura surement un œil plus averti que moi –simple consultante en informatique- sur les travaux à effectuer sur ma toiture). Et suffisamment de ‘respect ‘ pour ces mêmes clients pour, lorsque la problématique devient trop pointue, solliciter nos partenaires dont c’est le cœur de métier.
Finalement, plutôt que de voir la ssii comme un maçon, on pourrait la comparer à un entrepreneur, coordonnant plusieurs corps de métiers.
Mais finalement, et là je rejoins la remarque de fin de l’article, il s’agit surtout d’avoir un minimum de bon sens : à moi de demander au maçon de m’orienter vers son copain électricien ou plombier lorsque je sens que les travaux dépasseront son savoir-faire !!!
Merci Sissi pour ce droit de réponse que tu apportes aux SSII
.
Mon propos s’adresse bien aux e-commerçants pour les mettre en garde contre ces sociétés « multi-services » que je croise à tous les coins de rue.
Si ta société a la modestie de savoir où s’arrête ses propres compétences et la transparence suffisante pour l’annoncer à vos clients, je dis BRAVO !
Bonjour,
Il me semble que le prestataire peut soit être une agence web qui cumule tous les talents en son sein soit être un spécialiste d’un seul métier qui va déléguer à quelqu’un d’autre le travail dont il n’est pas spécialiste !
Pour autant voir un seul interlocuteur est souvent un gage de simplicité et d’efficacité pour le client…
Merci.